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Interview

Photo de Jelica Responsable du tri chez Vetis

Interview de Jelica, responsable du tri

Nous continuons notre série d’entretiens avec les personnes qui font exister Vetis au quotidien. Ce mois-ci nous allons voir Jelica, responsable du tri.

Nous reviendrons sur ses missions, son parcours ou encore son projet professionnel.

Comment et quand êtes-vous arrivée à Vetis ?

Je suis arrivée à Vetis en novembre 2015 après une période de chômage d’un peu plus d’un an consécutive à la fermeture de mon entreprise de restauration rapide.

J’ai donc tout naturellement débutée en tant que couturière durant les 6 premiers mois puis j’ai évolué en tant que vendeuse puis responsable du tri.

Vous êtes arrivée en tant que couturière, vous êtes maintenant responsable du tri. Qu’est-ce qui a motivé ce changement de voie professionnelle ?

Le marché du travail étant difficile dans le secteur de la couture, je me suis d’abord réorientée dans la vente par gout du contact avec les clients. A Vetis, chaque vendeur commence d’abord par le tri et la préparation de commande avant d’être en magasin. Cela permet de connaitre les prix, les gammes de vêtements etc…

Comme je suis une personne assez méticuleuse j’ai tout de suite aimé ce travail. Tant et si bien que je ne suis plus en vente désormais !(Rires)

Mes encadrants à Vetis, M Patrick Wabnitz, Mme Fabienne Massenya, et Mme Armelle Rouff tiennent également une part importante dans ma reconversion. En effet, ce sont eux qui ont décelé en moi un potentiel de responsable d’équipe.

Il faut dire qu’auparavant j’étais à mon compte dans la couture puis dans la restauration, j’aidais également mon mari qui avait son entreprise de bâtiments. Cela m’a permis d’être beaucoup sur le terrain et de m’essayer aussi au management d’équipe.

En quoi consiste votre travail de responsable du tri au quotidien ?

Au tri nous réceptionnons la marchandise collectée par nos collègues chauffeurs puis nous effectuons ce que l’on appelle le pré-tri.

Ce travail consiste à sélectionner les vêtements pouvant être vendus dans nos magasins. Il s’agit donc d’exclure les vêtements troués, abîmés, tachés où peu tendance qui partiront à l’export dans d’autres sociétés de recyclage textile.

Nous effectuons ensuite un second tri plus minutieux afin d’exclure les vêtements comportant d’éventuels défauts que nous aurions laissé passer au pré-tri.  C’est à ce moment que nous répartissons les marchandises entre nos différents magasins en fonction du niveau de gamme des vêtements.

En tant que responsable de tri vous devez aussi manager vos collègues ?

Tout à fait ! Nous avons une équipe de 5 à 6 personnes, je dois donc les former, leur apprendre le fonctionnement de Vetis, les processus à mettre en place etc… C’est vraiment quelque chose que j’affectionne particulièrement. Ça me plait de pouvoir rendre à d’autres personnes ce que Vetis m’a apporté.

Quelles sont les principales difficultés liées à votre travail ?

Ma plus grande difficulté c’est l’accompagnement des gens, car c’est un rôle nouveau pour moi.

Par rapport à une entreprise dite classique, à Vetis il faut être encore plus patient, prendre le temps de réexpliquer les choses, savoir s’ils peuvent d’adapter au travail demandé.

Il faut leur apprendre à apprendre, afin qu’ils soient employables à leur sortie d’ici.

Quelle est votre plus grande fierté à Vetis ?

Ma plus grande fierté est certainement d’être arrivée au poste où je suis aujourd’hui et d’avoir pu me réorienter à mon âge, ce qui n’est jamais évident.  C’est aussi d’avoir su suivre les conseils de mes encadrants à la lettre afin de sans cesse continuer à m’améliorer. Aujourd’hui, quand je me lève le matin, j’ai hâte de venir au travail. C’est cela la fierté !

Quels est votre objectif professionnel après Vetis ?

J’aimerais bien rester ici car je partage les valeurs de solidarité et d’humanité de l’association. Il y’a ici une équipe très professionnelle et très humaine, j’espère obtenir un CDI en tant qu’encadrante de l’atelier de tri.

Interview d’Anne Marinelli

Ce mois-ci, nous nous entretenons avec Anne Marinelli, encadrante administrative chez Vetis depuis un an. Elle va nous parler de son poste et de ses missions au quotidien.

Bonjour Anne Marinelli, Pouvez-vous vous présenter brièvement et nous raconter comment êtes-vous arrivée à Vetis ?

Je m’appelle Anne Marinelli, j’ai 53 ans, et je suis arrivée il y a un peu plus d’un an chez Vetis au poste d’encadrante administrative après une brève période de chômage. Auparavant, j’ai connu diverses expériences professionnelles en tant qu’employée administrative, chef de projet et comptable paie, dans divers secteurs d’activité comme le BTP, l’informatique, l’industrie, puis en tant qu’assistante RH au Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg durant 24 ans.

Quelles sont vos missions principales ?

Mes missions chez Vetis sont assez diversifiées. Je suis chargée de toute la partie administrative et comptable de l’association. Au niveau des Ressources Humaines, je m’occupe en collaboration avec notre assistante N., de toute la partie contrats, paies et certificats de travail. Mon rôle est donc également d’encadrer N. afin de lui transmettre toutes mes connaissances pour la préparer à travailler dans ce secteur après son passage chez Vetis.

A ce sujet, en quoi consiste votre travail d’encadrante au quotidien ?

Au quotidien mon rôle en tant qu’encadrante consiste à donner du travail à N. tout en lui expliquant et en lui montrant les processus à suivre. Il faut savoir qu’en RH tout est régi par des textes de loi très stricts. Mon travail est donc de former, de transmettre mes savoirs mais aussi d’apprendre à apprendre par soi-même.

Que veut dire pour vous accompagner ?

Accompagner, ne veut pas dire vérifier toutes les deux minutes que la personne effectue son travail correctement. C’est surtout apprendre à une personne à travailler, à prendre des initiatives personnelles, et à devenir autonome. Je suis quelqu’un qui sait déléguer, en général, lorsque j’explique quelque chose je vois tout de suite si la personne a bien compris, puis je laisse faire. Pour moi, le meilleur moyen d’apprendre c’est de se débrouiller seul, en s’inspirant de ce qui a déjà été fait auparavant, et de l’appliquer, voir même de l’améliorer.

Quelles sont les difficultés liées à votre fonction ?

Etre encadrante est une première pour moi. J’ai donc dû m’adapter à cette nouvelle casquette. Le plus difficile au départ, a été de préparer des sujets de cours bien spécifiques, et les adapter aux besoins de N. J’aime enseigner et transmettre mes connaissances. Après plus de trente années de travail, je pense avoir acquis de bonnes connaissances professionnelles. Je suis patiente et diplomate, c’est donc un vrai plaisir de transmettre tout ce que j’ai appris.

Quel est pour vous votre plus grande réussite en tant qu’encadrante ?

N’ayant pas beaucoup de recul, je dirais que ma plus grande réussite est l’évolution de N. Je suis peut-être à l’origine de son souhait d’apprendre le métier d’assistante des ressources humaines. J’ai certainement transmis l’envie d’exercer ce métier, de lui donner la motivation nécessaire pour continuer dans ce domaine. Au départ ce n’était pas vraiment ce qu’elle voulait faire. Je suis assez fière qu’elle ait fait ce choix. A présent, mon plus grand souhait serait qu’elle décroche un emploi à la fin de son contrat. Ça serait magnifique !

Interview d’Armelle, accompagnatrice à Vetis

Armelle accompagnatrice à Vetis, vous explique ici comment fonctionne l’accompagnement des salariés en Contrat d’Insertion.

Armelle, Pouvez-vous nous présenter votre poste et en quoi consiste-il ?

Je suis chargée d’accompagner les salariés en insertion chez Vetis durant la totalité de leur parcours chez nous.

Dans notre structure les personnes sont embauchées en Contrat à Durée Déterminée d’Insertion (CDDI) et ont dans ce cadre l’obligation de suivre un accompagnement personnalisé et régulier afin de leur permettre de quitter Vetis avec un emploi, un diplôme ou une formation en poche.

Mon rôle consiste par le biais d’entretiens individuels à faire connaissance avec les personnes, afin de comprendre leur parcours professionnel mais aussi leur histoire de vie. Je viens ainsi en aide aux salariés présents à Vetis afin de leur permettre d’atteindre leurs objectifs, qu’ils soient professionnels ou personnels.

Quelles sont les principales difficultés liées à votre travail en tant qu’accompagnatrice ?

On peut noter par moment un manque de motivation chez certaines personnes. Cela est souvent lié au caractère obligatoire de l’accompagnement. Cependant dans la très grande majorité des cas, ce processus offre des résultats très satisfaisants.

Quelles sont les plus grandes fiertés dans votre travail ?

Le but de mon travail c’est de voir une personne atteindre ses objectifs ; pas seulement les objectifs chiffrés, mais aussi ceux qui touchent le domaine de la confiance en soi ou de la réussite personnelle.

Dans mon travail à Vetis, j’ai pu voir certaines personnes surmonter des freins et des obstacles énormes pour y arriver.

Ce n’est pas de la fierté ! C’est la joie de voir la personne réussir et repartir vers d’autres horizons plus armée et sereine.

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