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Interview

Interview de Margaud, vendeuse chez Vetis

Margaud a reçu initialement une formation en esthétique. Mais après une période de chômage, elle est arrivée chez Vetis afin de se reconvertir dans la vente. Découvrez ici son parcours :

Bonjour Margaud, comment et quand êtes-vous arrivée chez Vetis ?

Je suis arrivée il y a un peu moins de 8 mois grâce à la Mission Locale. Je cherchais un emploi en tant que vendeuse parce que je ne trouvais pas de travail dans mon domaine initial, l’esthétique. J’étais au chômage depuis 3 ou 4 ans avant d’arriver ici.

Aviez-vous un diplôme en vente, ou déjà fait de la vente avant ?

Non, je suis titulaire d’un CAP en esthétique. J’avais vendu un peu de cosmétique pendant un stage effectué chez Yves Rocher, c’est tout.

Quel a été votre parcours chez Vetis ?

Comme toute les vendeuses, j’ai commencé au pré-tri puis au tri pendant 3/4 mois. J’ai ainsi pu apprendre les différentes gammes de vêtements hommes, femmes et enfants. Ensuite, grâce à cette méthode de professionnalisation, j’ai pu intégrer un poste de vendeuse sur le terrain.

Au quotidien, je travaille dans les différents magasins et au fur et à mesure de ma montée en compétence, j’ai de plus en plus de responsabilités selon le magasin auquel je suis affectée. (Schiltigheim, Niederhausbergen, Esplanade)

Qu’est-ce que vous aimez dans la vente ?

J’aime le fait que les clients soient différents. A Vetis, selon les magasins la clientèle est très variée et c’est très formateur. Cela m’oblige à m’adapter en permanence. Certains clients peuvent nous parler de leurs problèmes, de leur vie et d’autres pas du tout. J’aime bien ce côté humain du métier.

Quel est votre projet professionnel après Vetis ?

Mon projet au départ était de travailler dans l’esthétique. Mais la difficulté de trouver un emploi dans ce domaine m’a un peu refroidie. Au final la vente me convient très bien car j’aime beaucoup le contact avec les clients.

Après Vetis, j’aimerais travailler dans la vente de vêtements pour enfant ou dans un magasin de lingerie. Les vêtements enfants c’est mignon, je me sens à l’aise dans le conseil aux mamans. Quand à la lingerie, ben… c’est la lingerie quoi (rires) !

Interview de Lidia, en reconversion professionnelle

Chez Vetis et plus largement dans la vie, tous les parcours ne sont pas figés. Certaines personnes arrivent chez nous avec un projet professionnel établi, puis se rendent compte qu’il n’est plus réalisable.
C’est ce que vous allez pouvoir découvrir ici en lisant le portrait de Lidia.

Quelle profession pratiquiez-vous avant de venir en France?

Avant mon arrivée en France en décembre 2011, j’étais vendeuse et responsable d’un magasin de téléphones portables et d’accessoires en Géorgie.

Comment êtes-vous entrée chez Vetis ?  À quel poste ?

À mon arrivée en France j’ai mis du temps à obtenir un permis de travail. J’ai donc fait du bénévolat auprès de l’armée du salut. À partir du moment où on m’a donné le droit de travailler, un pasteur m’a conseillé de postuler à Vetis car il savait que l’association recherchait des vendeuses. Il m’a aidé à rédiger ma candidature et j’ai donc pu débuter ici il y’à un an maintenant.

Vous êtes arrivée à Vetis avec le projet de devenir vendeuse. Vous avez récemment émis le souhait de changer de voie. Pour quelle raison ?

Au départ pour des raisons de santé. En effet, j’ai des problèmes de dos qui m’empêche de rester en position debout toute la journée, ce qui est pourtant obligatoire quand on exerce ce métier. J’en ai donc parlé avec la responsable des magasins afin de savoir si une reconversion dans la bureautique ou le secrétariat était possible. Elle a compris et accepté mon nouveau projet. Pour le moment, cela me plaît, je me sens plus épanouie dans l’administratif.

Quelles sont les nouvelles tâches qui vous ont été confiées ?

Une de mes premières missions est la saisie informatique du poids de textiles collecté par Vetis. Cette opération permet de connaitre le volume de vêtements que nous trions ou que nous exportons chaque jour.

J’ai aussi commencé à apprendre le traitement des candidatures reçues par Vetis ou encore la rédaction du planning hebdomadaire des salariés.

Qu’est que qui vous plaît à ce nouveau poste ?

Le fait d’apprendre des choses nouvelles. C’est plus facile et on apprend plus vite quand ce que l’on fait nous intéresse. Actuellement, je me sens progresser, ça me plaît.

Quel est votre objectif professionnel après Vetis ?

Aujourd’hui j’aimerais travailler dans le secrétariat ou la logistique. J’aime bien ce domaine pour le moment.

Dans le futur j’aimerais, pourquoi pas, avoir un magasin à moi. C’est pourquoi je regarde beaucoup la manière de travailler de la responsable afin d’apprendre le plus possible les bonnes méthodes de travail.

Je verrai bien ce que l’avenir me réserve, je vais donc continuer à mûrir mes projets.

Photo de Jelica Responsable du tri chez Vetis

Interview de Jelica, responsable du tri

Nous continuons notre série d’entretiens avec les personnes qui font exister Vetis au quotidien. Ce mois-ci nous allons voir Jelica, responsable du tri.

Nous reviendrons sur ses missions, son parcours ou encore son projet professionnel.

Comment et quand êtes-vous arrivée à Vetis ?

Je suis arrivée à Vetis en novembre 2015 après une période de chômage d’un peu plus d’un an consécutive à la fermeture de mon entreprise de restauration rapide.

J’ai donc tout naturellement débutée en tant que couturière durant les 6 premiers mois puis j’ai évolué en tant que vendeuse puis responsable du tri.

Vous êtes arrivée en tant que couturière, vous êtes maintenant responsable du tri. Qu’est-ce qui a motivé ce changement de voie professionnelle ?

Le marché du travail étant difficile dans le secteur de la couture, je me suis d’abord réorientée dans la vente par gout du contact avec les clients. A Vetis, chaque vendeur commence d’abord par le tri et la préparation de commande avant d’être en magasin. Cela permet de connaitre les prix, les gammes de vêtements etc…

Comme je suis une personne assez méticuleuse j’ai tout de suite aimé ce travail. Tant et si bien que je ne suis plus en vente désormais !(Rires)

Mes encadrants à Vetis, M Patrick Wabnitz, Mme Fabienne Massenya, et Mme Armelle Rouff tiennent également une part importante dans ma reconversion. En effet, ce sont eux qui ont décelé en moi un potentiel de responsable d’équipe.

Il faut dire qu’auparavant j’étais à mon compte dans la couture puis dans la restauration, j’aidais également mon mari qui avait son entreprise de bâtiments. Cela m’a permis d’être beaucoup sur le terrain et de m’essayer aussi au management d’équipe.

En quoi consiste votre travail de responsable du tri au quotidien ?

Au tri nous réceptionnons la marchandise collectée par nos collègues chauffeurs puis nous effectuons ce que l’on appelle le pré-tri.

Ce travail consiste à sélectionner les vêtements pouvant être vendus dans nos magasins. Il s’agit donc d’exclure les vêtements troués, abîmés, tachés où peu tendance qui partiront à l’export dans d’autres sociétés de recyclage textile.

Nous effectuons ensuite un second tri plus minutieux afin d’exclure les vêtements comportant d’éventuels défauts que nous aurions laissé passer au pré-tri.  C’est à ce moment que nous répartissons les marchandises entre nos différents magasins en fonction du niveau de gamme des vêtements.

En tant que responsable de tri vous devez aussi manager vos collègues ?

Tout à fait ! Nous avons une équipe de 5 à 6 personnes, je dois donc les former, leur apprendre le fonctionnement de Vetis, les processus à mettre en place etc… C’est vraiment quelque chose que j’affectionne particulièrement. Ça me plait de pouvoir rendre à d’autres personnes ce que Vetis m’a apporté.

Quelles sont les principales difficultés liées à votre travail ?

Ma plus grande difficulté c’est l’accompagnement des gens, car c’est un rôle nouveau pour moi.

Par rapport à une entreprise dite classique, à Vetis il faut être encore plus patient, prendre le temps de réexpliquer les choses, savoir s’ils peuvent d’adapter au travail demandé.

Il faut leur apprendre à apprendre, afin qu’ils soient employables à leur sortie d’ici.

Quelle est votre plus grande fierté à Vetis ?

Ma plus grande fierté est certainement d’être arrivée au poste où je suis aujourd’hui et d’avoir pu me réorienter à mon âge, ce qui n’est jamais évident.  C’est aussi d’avoir su suivre les conseils de mes encadrants à la lettre afin de sans cesse continuer à m’améliorer. Aujourd’hui, quand je me lève le matin, j’ai hâte de venir au travail. C’est cela la fierté !

Quels est votre objectif professionnel après Vetis ?

J’aimerais bien rester ici car je partage les valeurs de solidarité et d’humanité de l’association. Il y’a ici une équipe très professionnelle et très humaine, j’espère obtenir un CDI en tant qu’encadrante de l’atelier de tri.

Interview d’Anne Marinelli

Ce mois-ci, nous nous entretenons avec Anne Marinelli, encadrante administrative chez Vetis depuis un an. Elle va nous parler de son poste et de ses missions au quotidien.

Bonjour Anne Marinelli, Pouvez-vous vous présenter brièvement et nous raconter comment êtes-vous arrivée à Vetis ?

Je m’appelle Anne Marinelli, j’ai 53 ans, et je suis arrivée il y a un peu plus d’un an chez Vetis au poste d’encadrante administrative après une brève période de chômage. Auparavant, j’ai connu diverses expériences professionnelles en tant qu’employée administrative, chef de projet et comptable paie, dans divers secteurs d’activité comme le BTP, l’informatique, l’industrie, puis en tant qu’assistante RH au Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg durant 24 ans.

Quelles sont vos missions principales ?

Mes missions chez Vetis sont assez diversifiées. Je suis chargée de toute la partie administrative et comptable de l’association. Au niveau des Ressources Humaines, je m’occupe en collaboration avec notre assistante N., de toute la partie contrats, paies et certificats de travail. Mon rôle est donc également d’encadrer N. afin de lui transmettre toutes mes connaissances pour la préparer à travailler dans ce secteur après son passage chez Vetis.

A ce sujet, en quoi consiste votre travail d’encadrante au quotidien ?

Au quotidien mon rôle en tant qu’encadrante consiste à donner du travail à N. tout en lui expliquant et en lui montrant les processus à suivre. Il faut savoir qu’en RH tout est régi par des textes de loi très stricts. Mon travail est donc de former, de transmettre mes savoirs mais aussi d’apprendre à apprendre par soi-même.

Que veut dire pour vous accompagner ?

Accompagner, ne veut pas dire vérifier toutes les deux minutes que la personne effectue son travail correctement. C’est surtout apprendre à une personne à travailler, à prendre des initiatives personnelles, et à devenir autonome. Je suis quelqu’un qui sait déléguer, en général, lorsque j’explique quelque chose je vois tout de suite si la personne a bien compris, puis je laisse faire. Pour moi, le meilleur moyen d’apprendre c’est de se débrouiller seul, en s’inspirant de ce qui a déjà été fait auparavant, et de l’appliquer, voir même de l’améliorer.

Quelles sont les difficultés liées à votre fonction ?

Etre encadrante est une première pour moi. J’ai donc dû m’adapter à cette nouvelle casquette. Le plus difficile au départ, a été de préparer des sujets de cours bien spécifiques, et les adapter aux besoins de N. J’aime enseigner et transmettre mes connaissances. Après plus de trente années de travail, je pense avoir acquis de bonnes connaissances professionnelles. Je suis patiente et diplomate, c’est donc un vrai plaisir de transmettre tout ce que j’ai appris.

Quel est pour vous votre plus grande réussite en tant qu’encadrante ?

N’ayant pas beaucoup de recul, je dirais que ma plus grande réussite est l’évolution de N. Je suis peut-être à l’origine de son souhait d’apprendre le métier d’assistante des ressources humaines. J’ai certainement transmis l’envie d’exercer ce métier, de lui donner la motivation nécessaire pour continuer dans ce domaine. Au départ ce n’était pas vraiment ce qu’elle voulait faire. Je suis assez fière qu’elle ait fait ce choix. A présent, mon plus grand souhait serait qu’elle décroche un emploi à la fin de son contrat. Ça serait magnifique !

Interview d’Armelle, accompagnatrice à Vetis

Armelle accompagnatrice à Vetis, vous explique ici comment fonctionne l’accompagnement des salariés en Contrat d’Insertion.

Armelle, Pouvez-vous nous présenter votre poste et en quoi consiste-il ?

Je suis chargée d’accompagner les salariés en insertion chez Vetis durant la totalité de leur parcours chez nous.

Dans notre structure les personnes sont embauchées en Contrat à Durée Déterminée d’Insertion (CDDI) et ont dans ce cadre l’obligation de suivre un accompagnement personnalisé et régulier afin de leur permettre de quitter Vetis avec un emploi, un diplôme ou une formation en poche.

Mon rôle consiste par le biais d’entretiens individuels à faire connaissance avec les personnes, afin de comprendre leur parcours professionnel mais aussi leur histoire de vie. Je viens ainsi en aide aux salariés présents à Vetis afin de leur permettre d’atteindre leurs objectifs, qu’ils soient professionnels ou personnels.

Quelles sont les principales difficultés liées à votre travail en tant qu’accompagnatrice ?

On peut noter par moment un manque de motivation chez certaines personnes. Cela est souvent lié au caractère obligatoire de l’accompagnement. Cependant dans la très grande majorité des cas, ce processus offre des résultats très satisfaisants.

Quelles sont les plus grandes fiertés dans votre travail ?

Le but de mon travail c’est de voir une personne atteindre ses objectifs ; pas seulement les objectifs chiffrés, mais aussi ceux qui touchent le domaine de la confiance en soi ou de la réussite personnelle.

Dans mon travail à Vetis, j’ai pu voir certaines personnes surmonter des freins et des obstacles énormes pour y arriver.

Ce n’est pas de la fierté ! C’est la joie de voir la personne réussir et repartir vers d’autres horizons plus armée et sereine.

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