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Le FLE (Français Langue Etrangère)

Pour beaucoup de nos salariés étrangers, le premier obstacle qui les éloignent du monde du travail est la barrière de la langue. Il est donc primordial pour Vetis de leur permettre de suivre des cours de Français Langue Etrangère (couramment abrégé en FLE). Cependant, depuis mars 2018, il n’y a plus de financement pour les formations en FLE aux entreprises et ateliers d’insertions. L’occasion pour nous d’être créatif et de trouver de nouvelles solutions afin de pallier à ce nouveau manque.

Le FLE, qu’est-ce que c’est ?

 

Cette dénomination est utilisée lorsque la langue Française est enseignée à des non francophones. Les cours sont donnés dans un but culturel, touristique ou encore dans le cas qui nous intéresse ici, professionnel.

Des structures à but non lucratif peuvent dispenser des cours gratuits (maisons de quartier, centres sociaux, etc.) où les enseignements sont généralement assurés par des bénévoles. Cependant, certaines structures associatives ou collectivités territoriales, dont l’objectif est l’intégration sociale des étrangers résidant en France, recrutent également des professionnels pour assurer les formations linguistiques de FLE ou d’alphabétisation.

Arrêt des financements = nouvelles difficultés

 

Cette décision des institutions de mettre fin (pour le moment) au financement des formations en Français Langue Etrangère est problématique.

À Vetis, environ 25% de notre effectif n’a pas le français pour langue maternelle. Dans ce contexte, il est absolument indispensable pour des structures comme la nôtre de pouvoir dispenser des cours de FLE aux personnes qui en ont besoin. En effet, comment trouver un travail en France quand on ne parle pas correctement la langue du pays ?

Aujourd’hui, Vetis a la chance de compter sur la présence d’Anne Gauger, professeur de français, qui donne bénévolement de son temps pour enseigner le FLE à nos salariés. C’est l’occasion pour nous de la remercier chaleureusement pour tout ce qu’elle peut apporter à notre association.

Cependant, Anne ne peut pallier à la totalité de nos besoins. Il est donc indispensable de trouver de nouveaux professeurs de FLE pour nos salariés.

Amis de Vetis, vous l’avez bien compris, nous avons besoin de vous ! Les instituteurs, les professeurs de français et autres professionnels du FLE souhaitant donner un peu de leur temps sont les bienvenus !

 

Merci de nous contacter par courriel à contact@vetis.org ou par téléphone au 03.90.40.27.60

Développpement durable

Du 30 mai au 5 juin 2018 : Semaine européenne du développement durable

La semaine européenne du développement durable (SEDD) est une manifestation annuelle d’ampleur européenne organisée du 30 mai au 5 juin. Elle a pour objectif de promouvoir le développement durable et ses enjeux, ainsi que les acteurs tournés vers le développement durable et la transition écologique.

Cette année, Vetis s’engage grâce à deux collaborations différentes :

Du 28 mai au 8 juin : Collecte de vêtement chez Ingérop à Oberhausbergen.

 

Comme chaque année, Vetis et Ingérop Oberhausbergen organisent une collecte de vêtements à l’occasion de la semaine du développement durable.

Cette année, il a été décidé de placer le conteneur à vêtement sur le parking, et non à l’intérieur des bureaux comme les années précédentes.

En effet, pour la première fois, l’ensemble des entreprises environnantes d’Ingérop pourront participer à cet événement. Le conteneur restera pour une durée de deux semaines. La communication autour de l’événement a été étendue aux autres entreprises du parc.

Vetis collectera également des jouets au profit de l’association Carijou durant cette période.

Du 30 mai au 5 juin : Collecte de vêtements à l’école Robert Schumann

 

Trois étudiantes de l’école de commerce OMNIS organisent une collecte de vêtements au profit de l’association Vetis lors de la semaine du développement durable du 30 mai au 5 juin.

Pour sensibiliser les plus jeunes à la problématique du recyclage textile, l’événement se déroule au sein de l’école primaire Robert Schumann. L’idée générale est de préparer les élèves à une démarche de développement durable et d’économie solidaire.

Un container en carton est placé au sein de l’école pour recueillir les vêtements donnés par les élèves et le personnel d’établissement.

Devenez partenaire de Vetis !

Un partenariat avec Vetis, c’est avant tout une relation « gagnant-gagnant ». L’entreprise partenaire optimise sa démarche RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise) par un double impact social et environnemental.

Il existe plusieurs façons d’établir un partenariat avec Vetis :

  1. L’installation d’une Vetibox dans votre entreprise.

Il peut être décidé d’installer un collecteur de vêtements « Vetibox » au sein des locaux du partenaire. Simple et pratique, il permet de recueillir des textiles en faveur de l’association sans demander d’effort logistique à l’organisme hôte. L’enlèvement des vêtements est ensuite assuré par Vetis à la fréquence décidée avec le partenaire. Des entreprises aussi diverses que Heineken, ES ou encore Groupama ont ainsi choisi de s’associer avec Vetis depuis maintenant quelques années sur ce mode de fonctionnement.

  1. L’organisation d’événements ponctuels

Vous désirez attirer l’attention de vos salariés sur l’impact environnemental du recyclage textile ? Vous voulez organiser un événement pendant la semaine du développement durable ? Vetis s’occupe de tout, nous assurons entièrement la logistique et nous allons à la rencontre de vos salariés afin d’expliquer notre démarche.

Nous intervenons également auprès du jeune public afin de les sensibiliser à la problématique du recyclage textile à l’aide d’intervention pédagogique adaptée à chaque tranche d’âge.

  1. L’accueil en entreprise

Un autre type de partenariat possible pour une organisation est l’accueil de salariés en stage ou en PMSMP (Essai en Milieu de Travail). Cette solution permet aux salariés de Vetis de vérifier l’adéquation entre leur projet et sa réalisation. Cela permet d’évaluer leur compétences, et de mettre en place un plan d’action cohérent.

Les partenariats nous permettent de travailler sur l’employabilité de nos salariés tout en diversifiant nos sources de collectes.

Que vous soyez une entreprise, une association ou un organisme public, n’hésitez pas à nous contacter directement via notre adresse e-mail :

contact@vetis.org.

L’ESS au quotidien

À l’occasion du mois de l’ESS en novembre dernier, nous avions commencé à vous présenter via une petite vidéo ludique ce qu’est l’économie sociale et solidaire. Du 26 au 31 mars, ce sera la semaine de l’ESS à l’école, l’occasion pour nous de revenir plus largement sur ce concept dont Vetis fait partie.

 

L’ESS, à l’origine

L’Economie Sociale et Solidaire puisent ses racines de la fusion de deux concepts : L’économie sociale (Coopératives, mutuelles associations etc…) qui défend la prévalence de l’homme sur le bénéfice financier, et de l’économie solidaire dont l’objectif premier est l’utilité sociale comme la lutte contre le chômage et l’exclusion sociale.

L’ESS est aussi né d’un constat : notre société est trop centrée sur le profit et pas assez sur l’humain.

Il s’agit donc de mettre l’économie au service de l’homme. Les valeurs principales qui y sont associées sont le partage des richesses, la solidarité ainsi que le respect de l’homme et de l’environnement.

L’ESS, dans nos vies, au quotidien

 

Depuis le 31 juillet 2014, l’ESS est doté d’une définition légale que voici :

Extrait de l’article 1er de la loi :
L’économie sociale et solidaire est un mode d’entreprendre et de développement économique adapté à tous les domaines de l’activité humaine auquel adhèrent des personnes morales de droit privé qui remplissent les conditions cumulatives suivantes :

  1. Un but poursuivi autre que le seul partage des bénéfices
  2. Une gouvernance démocratique, définie et organisée par les statuts, prévoyant l’information et la participation des associés, des salariés et des parties prenantes aux réalisations de l’entreprise.
  3. Une gestion conforme aux principes suivants :
    – Les bénéfices sont majoritairement consacrés à l’objectif de maintien ou de développement de l’activité de l’entreprise.
    – Les réserves obligatoires constituées, impartageables, ne peuvent pas être distribuées.

Texte de loi complet

Aujourd’hui, L’ESS représente près de 2,3 millions d’emplois, soit plus de 10% de l’emploi salarié en France, et plus de 100 000 nouveaux emplois chaque année. C’est donc un secteur en plein essor, porteur d’emploi, qui investit sur des projets relocalisés (et surtout non délocalisable) afin de créer du lien social sur les territoires.

Les champs d’actions de l’ESS sont très divers : Environnement, financiers, structures d’insertions par l’activité économique etc.

Au final, les structures de l’économie sociale et solidaire sont présentes un peu partout dans nos vies et notre quotidien.

Comme les vidéos valent mieux que les longs discours, nous vous laissons découvrir cette vidéo issue du CRESS* des Pays de Loire.

*CRESS : Chambre régionale de l’Economie Sociale et Solidaire

Sources :

http://www.lelabo-ess.org/+-ess-+.html

http://www.avise.org/decouvrir/economie-sociale-et-solidaire/ess-de-quoi-parle-t-on

Pour aller plus loin :

http://www.cress-grandest.org/

http://www.mescarnetsdecampagne.com/ 

 

 

 

 

Comment se constituer une garde-robe éthique et éco-responsable ?

Etat des lieux d’une industrie qui marche sur la tête.

En l’espace de 15 ans, la production de textiles a doublé. En 2015, la production mondiale a même atteint le chiffre ahurissant de presque 90 millions de tonnes.

La principale cause de ce phénomène est liée à l’apparition de ce qu’on appelle le « fast-fashion » (mode rapide en français). C’est-à-dire une mode pas chère et jetable, prônée pas les leaders mondiaux du secteur que sont H&M, Zara ou encore Primark.

Les conséquences pour les ouvriers du textile de ce mode de consommation sont dramatiques. En effet, pour maintenir un rendement élevé et des prix toujours plus bas, les grandes marques sous-traitent la production à des usines localisées dans des pays méprisant les droits du travail et offrant des salaires dérisoires. Le tout se passe dans l’indifférence des grandes marques du secteur, non propriétaires des usines qui les emploient.

Le drame de l’effondrement du Rana Plaza en 2013 à Dacca au Bangladesh a révélé au monde le scandale de ce système de sous-traitance permettant aux firmes de fermer les yeux sur leur propre responsabilité sociale vis-à-vis de ces travailleurs oubliés.

Sur le plan environnemental, l’industrie textile est devenu la deuxième industrie la plus polluante devant le pétrole. La production intensive du coton est très gourmande en eau et rejette des quantités colossales de pesticides dans l’environnement. Des étapes de production comme la teinture nécessite l’utilisation de produits hautement nocifs pour l’environnement qui sont ensuite déversés dans la nature, et ce au mépris de toute règle sanitaire ou écologique.

Enfin, les organismes de recyclage ont aujourd’hui du mal à absorber la masse considérable de déchets textiles liée à l’accroissement de la production. (Seuls 20% des vêtements produits dans le monde sont recyclés en bout de chaîne).

Mais alors, quelles solutions s’offrent à nous ?

 

 

Dans notre vie de tous les jours, il n’est pas aisé de consommer de façon raisonnée et responsable en ce qui concerne l’habillement. Quand vous achetez un t-shirt neuf pour le prix d’un sandwich, vous pouvez être certain qu’il a été produit au mépris de toutes règles socio-environnementales. En effet, la législation européenne n’impose pas aux marques une transparence totale sur les conditions de fabrication des textiles.

Cependant, il existe tout de même des labels certifiant que les matières premières sont issues du commerce équitable ou de l’agriculture biologique.

Une des solutions qui s’offrent à vous en tant que consommateur est de tenter d’acheter moins mais mieux. Certaines tendances (comme la capsule wardrobe  ou garde-robe capsule en français, qui consiste à conserver une garde-robe qualitative et minimaliste) vous permettront de réduire votre impact socio-environnemental. A ce titre, si vous souhaitez vous débarrasser de vêtements superflus, leur offrir une seconde vie est une bonne idée également.

Vous pouvez aussi privilégier l’achat de vêtements de seconde main. En effet, dans des friperies comme Vetis, il est tout à fait possible de s’habiller encore moins cher que dans des enseignes de type « fast-fashion ».

Enfin, si vous souhaitez acheter des vêtements neufs, vous avez la possibilité d’opter pour des marques (ou créateurs) qui offrent une transparence complète au consommateur sur leur circuit de fabrication.

En conclusion, il est important de garder à l’esprit que nos choix peuvent être déterminants pour réduire notre impact socio-environnemental. Il existe aujourd’hui plusieurs solutions pouvant être mis en œuvre dans votre vie de tous les jours, afin de contribuer à bâtir une industrie textile plus écologique et plus juste demain.

 

Sources :

http://magazines.biocontact.fr/magazines-numeriques-au-format-pdf/572-biocontact221.html

https://ethique-sur-etiquette.org/Soldees-83

https://www.planetoscope.com/Commerce/1157-depenses-en-vetements-par-les-menages-francais-en-euros-.html

http://www.ademe.fr/expertises/consommer-autrement/chiffres-cles-observations/chiffres-consommation-impacts-lenvironnement

Pour aller plus loin :

https://ethique-sur-etiquette.org : Collectif qui regroupe une vingtaine d’ONG, de syndicats et d’associations de consommateur pour la défense du respect des droits humains au travail dans l’industrie textile.

https://www.sloweare.com : Plateforme d’information de la mode écoresponsable (guide, magazine).

www.wa-off.com : Blog sur la mode écologique et éthique.

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